Appel à Communication

Dernière mise à jour : août 19

Colloque international organisé par la Fédération des Universitaires  d’Afrique (FUA). 07, 08, 09 avril 2021. Université de Lomé-Togo



FUAFRIQUE
FUAFRIQUE

Thème : « Humanisme, Modernité et Émergence des Sociétés au XXIe siècle en Littérature, Art et Sciences sociales »

 

ARGUMENTAIRE

      L’Humanisme, les Temps Modernes opérés au XVe siècle et l’adjectif « humaniste » attesté au XVIe siècle apparaissent comme une invention des Lumières, inscrite sous le signe du renouveau que s’attribuaient la philosophie et la politique au milieu du XIXe siècle (Proudhon). En philosophie, l’humanisme est une théorie qui place la personne humaine et son épanouissement au-dessus de toutes les autres valeurs. En histoire littéraire, c’est un mouvement de la Renaissance, caractérisé par un effort pour relever la dignité de l’esprit humain, sa mise en valeur, et un retour aux sources gréco-latines. Cependant doit-on confondre le concept d’humanisme avec celui de la Renaissance ?

        « L’humanisme » apparaît donc comme un projet d’humanité s’appuyant sur l’héritage médiéval, réalisé à la Renaissance. Il devient l’expression des évolutions suscitant d’autres formes de créations artistiques, telles que la peinture, l’architecture, la sculpture et la musique. Ainsi, Rabelais, Erasme, Montaigne, en humanistes convaincus fondent leurs idées sur l’Homme qu’ils placent au centre du monde. La mission intellectuelle et artistique qu’ils s’assignent est de promouvoir l’enseignement et l’éducation, « la connaissance universelle » et la valorisation de l’homme à travers la liberté de penser et de juger.

        Avec le siècle des Lumières, ces idées s’amplifient au contact des hommes de Lettres comme Voltaire, Diderot et Montesquieu dont la volonté est de susciter un regard novateur  sur l’homme en vue de l’orienter vers un modèle de culture fondé sur les droits de l’homme et de la liberté. Dès lors, l’humanisme n’est plus considéré comme nature, mais comme culture justifiant du coup l’affirmation d’Erasme en ces termes : « Les hommes ne naissent pas hommes, ils le deviennent ». Cette faculté de se  cultiver fait, pour Pic de La Mirandole, la dignité des hommes. Elle exige la maîtrise des langues anciennes, la méditation des textes et l’art de convaincre, de plaire, d’émouvoir.

        L’objectif recherché est, en rompant avec le savoir officiel, de former l’homme pour son épanouissement et  sa dignité dans sa relation avec autrui,  de montrer l’intelligence des textes littéraires ou philosophiques de toutes traditions. Les Lettres sont, à la fois, moyens de savoir,  de divertissement et de  culture, instruments de la vie politique; en conséquence, elles inspirent des réformes de vie sociales.

       Le XIXe et le XXe siècle, caractérisés par la modernité ont développé des savoirs et des  mœurs nouveaux qui, du point de vue philosophique et ethnologique, se réclament d’une nouvelle renaissance ou d’un nouvel humanisme.   

         Depuis lors, l’avènement d’un type nouveau d’homme au sein de la société moderne caractérisée par des conflits de tous genres, les aliénations causées par la technologie, la prolifération des régimes dictatoriaux et autoritaires, la montée des phénomènes de  migrations, la xénophobie et le rejet de l’autre, nécessite l’action et l’engagement. Toutes ces formes d’intolérances contrecarrent le projet initial de l’humanisme élaboré au XVIe siècle. Les profonds bouleversements opérés au XXe siècle et les nouveaux défis du XXIe siècle qui s’ouvrent sur de nouvelles technologies, des guerres, les problèmes environnementaux,  la « découverte de l’Autre… », Bernard Aho (2019 : 21-40), la question de l’« Identité nationale et image de l’autre », Françoise Bédarida (2002 : 39-45) de graves pandémies destructives (sida, Ébola, covid-19) suscitent des interrogations, dans le contexte de la postmodernité, sur les vraies valeurs humaines.

           On assiste aux XXe et XXIe siècles à une querelle de l’humanisme qui se décline en diverses modulations à partir des  préfixes « anti- », « post- », « trans- », « hyper- » «super- », « supra- », « néo- », « archi- », « extra -» ; les significations n’ayant, cependant, cessé de mouvoir. Que reste-t-il encore de l’esprit humaniste ? Quel avenir pour ce noble mouvement d’idées, si la littérature, la culture et les arts se détournent des questions humanistes ? Alors comment pouvons-nous imaginer le devenir de l’humain dans les sociétés actuelles ?   

      La relecture des textes fondateurs des littéraires et philosophes et ceux des auteurs de la postmodernité demeure une nécessité absolue pour déceler les liens d’interférence entre les deux visions du monde. Dans ce contexte de globalisation et d’interculturalité, chacun cherche à culturaliser l’humanisme et la postmodernité. Alors pouvons-nous parler d’un seul ou de plusieurs humanismes ? Qu’en est-il des expressions représentatives de l’antihumanisme dans les sociétés modernes et postmodernes ? Pouvons-nous parler d’un nouvel Humanisme qui s’intéresse aux droits des minorités et des cultures marginalisées et périphériques (Le Clézio et Lotman…) ? En quoi les frontières culturelles, identitaires et raciales représentent-elles des obstacles à une nouvelle humanisation du monde ? Jusqu’à quel point l’apprentissage des langues étrangères a-t-il contribué à humaniser et à renouveler notre regard, à enrichir notre culture et à transformer nos visions et nos convictions ?

 L’évolution de nos sociétés semble se rattacher aux innovations technologiques. Il est cependant intéressant de relativiser cette conception, car la littérature qui est l’expression du vécu quotidien stylisé traduit aussi bien les aspirations humaines dans nos sociétés ; celles-ci incitent à la réflexion tout comme à la transformation des mentalités. Cette transformation va donner naissance à l’émergence des sociétés. Ainsi, l’humanisme à travers la littérature, pourrait constituer la base de cette émergence sociétale par sa production. En quoi l’humanisme, dans la littérature,  pourrait-il participer efficacement à l’émergence de la société humaine ? Comment pourrait-il permettre à nos décideurs politiques de conduire nos sociétés à une émergence réelle ?

         Ce colloque est le lieu de méditer sur l’homme par l’humanisme dans l’évolution sociale et économique de la société. Les communications attendues pourront s’inscrire dans les axes suivants :

 

1- Humanisme et Renaissance dans les dynamiques sociales  et sociétales ;

2- Les représentations modernes de l’Humanisme dans la Littérature, les Arts et les Sciences sociales ;

3-L’Humanisme, interculturalité, plurilinguisme/contacts de langues/variations linguistiques et postmodernité ;

4- Humanisme, bonne gouvernance et développement des sociétés ;

5.- Humanisme, droits de l’homme et liberté.

 

Propositions de communication des Participants

A soumettre au mail fuafenligne@gmail.com.

 (Time new roman12, interligne 1,5) :

Nom et prénom du communicateur, institution d’attache, pays ;

Titre de la proposition (Time new roman12, gras centré) ;

Axe dans lequel s’inscrit la proposition ;

Résumé de la proposition en 250 à 300 mots au plus ;

Brève notice biographique du participant.

Comité Scientifique

  • Professeur Komlan ESSIZEWA, Université de Lomé (Togo)

  • Professeur Romuald FONKOUA, Université de Paris IV (France)

  • Professeur Sylvie BRODZIAK, Université de Cergy-pontoise, (France)

  • Professeur Adama COULIBALY, Université Félix Houphouët Boigny (Côte d’Ivoire)

  • Professeur Okri Pascal TOSSOU, Université d’Abomey-Calavi (Bénin)

  • Professeur Arthur MUKENGE, Université Rhodes (Afrique du Sud)

  • Professeur Martin Dossou GBENOUGA, Université de Lomé (Togo)

  • Professeur Mlinpé GANGUE, Université de Lomé (Togo)

  • Professeur Atafèi PEWISSI, Université de Lomé (Togo)

  • Professeur Dotsè YIGBE, Université de Lomé (Togo)

  • Professeur Alain-Joseph SISSAO, Université de Ouagadougou (Burkina Faso)

  • Professeur Essodina PERE-KEWEZIMA, Université de Lomé (Togo)

  • Professeur Sélom GBANOU, Université de Calgary (Canada)

  • Professeur Saibou ISSA,  Université de Maroua (Cameroun)

  • Professeur Raymond Mbassi ATEBA, Université de Maroua (Cameroun)

  • Professeur Issa Daouda ABDOUL AZIZ, Université Abdou Moumouni de Niamey (Niger)

  • Professeur Ousmane TANDINA, Université Abdou Moumouni de Niamey (Niger)

  • Professeur Koléa Paulin ZIGUI, Université Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire)

  • Professeur Célestin Djah DADIÉ, Université Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire)

 

 

 

Comité d’organisation

  • Professeur Koutchoukalo TCHASSIM, Université de Lomé (Togo)

  • Didier AMELA, Maître de Conférences, Université de Lomé (Togo)

  • Xolali MOUMOUNI-AGBOKE, Maître de Conférences, Université de Lomé (Togo)

  • Sœur Annicette QUENUM, Maître de Conférences, Université d’Abomey-Calavi (Bénin)

  • Ernest BASSANE, Maître Assistant, Université de Koudougou (Burkina Faso)

  • Adama OUEDRAOGO, Maître Assistant, Université de Koudougou (Burkina Faso)

  • Paméssou WALLA, Maître Assistant, Université de Lomé (Togo)

  • Kouakou Bernard AHO, Maître Assistant, Université Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire)

  • Kpatimbi TYR, Assistant, Université de Lomé (Togo)

  • Dodzi Koffi NOUVLO, Assistant, Université de Lomé (Togo)

  • Aissatou ABDOULAHI, Assistant, Université d